ruban bénit

Geoffroy Botherel Ier et la relique de la ceinture de la Vierge Marie

Notre Dame de DÉLIVRANCE entourée de Geoffroy BOTEREL
et de l'ange portant le BLASON de QUINTIN
Vitrail de l'abside de la Basilique Notre-Dame de Délivrance de Quintin

 

 

 

 

Le Pardon à Notre-Dame de Délivrance

Le Pardon à la Vierge Marie sous le vocable « Notre-Dame de Délivrance » a lieu chaque année le deuxième dimanche de mai.

 
 
Histoire

Geoffroy (ou Geoffroi) Bot(h)erel 1er, Seigneur de Quintin (né en 1207, décédé le 4 septembre 1274), participa avec son frère Henri à la 7ème croisade conduite par le Roi Saint-Louis, en 1248. Il revint dans ses terres quintinaises en 1252 soit quatre années plus tard rapportant à Quintin un fragment de l’une des ceintures de la Mère du Christ. Cette précieuse relique lui avait été remise par le Patriarche de Jérusalem, Robert de Saintonge, ancien évêque de Nantes. A son retour à Quintin, Geoffroy Boterel déposa la ceinture dans la chapelle de son château. A Quintin un reliquaire fut réalisé et mis sous la garde des sacristains successifs.

 
Le miracle

Le 8 janvier 1600, un violent incendie ravagea complètement la collégiale où était conservée la relique. Il ne restait plus grand chose de l’église et notamment du mobilier, quand le 15 janvier Charles Pichon, nouveau sacristain (son prédécesseur avait péri dans le brasier), trouva parmi les cendres et les objets calcinés des morceaux d’argent, de cuivre, d’étain et de plomb fondus, la ceinture de la Vierge entière et seulement roussie aux extrémités. Un TE DEUM fut chanté le jour même dans la Collégiale en ruine.
 
 
Quelques dates marquantes
  • 1252 Au retour de la 7ème croisade, Geoffroy Boterel ramène la précieuse relique dans ses terres de Quintin.
  • 1451 Partage de la Relique avec le Pays Nantais (aujourd’hui Ancenis) conformément au souhait du Patriarche de Jérusalem.
  • 1600 Incendie de la Collégiale et constatation du miracle consécutivement à la découverte de la Relique intacte.
  • 1641 Ordonnance du Roi Louis XIII qui demande expressément une conservation de la Relique dans le respect qui lui est dû.
  • 1870 L’invasion allemande menaçait la France entière. Les Quintinais firent le 2 février 1871 le vœu, si la Bretagne était épargnée, de construire une église neuve à Quintin.
  • 1883 Pose de la première pierre du nouvel édifice.
  • 1887 Inauguration de la nouvelle église.
  • 1934 Couronnement solennel de la Vierge e 29 juillet sous le vocable « Notre-Dame de Délivrance ». L’église paroissiale devient Basilique.
  • 1939-1945 Les soldats mobilisés et par la suite prisonniers de guerre firent le vœu s’ils revenaient dans leur foyer de réaliser un grand vitrail pour le transept Nord, ce qui fût réalisé en 1947.
 

La Dévotion à Marie :
  • D’illustres pèlerins
  • Yves Héloury de Kermartin, futur Saint-Yves, alors curé de Louannec vint en pèlerinage « à la Vierge de Quintin » avec ses paroissiens vers la fin du XIII ème siècle.
  • 1418 Vincent Ferrier, moine dominicain (futur Saint Vincent Ferrier) vint prêcher à Quintin, où il recommanda d’organiser chaque Vendredi Saint, une procession aux flambeaux.
  • 1946 Paul Claudel répondant à un ami lui annonçant qu’il serait bientôt père conseille à son épouse de demander un ruban et une médaille ayant été mis en contact avec la précieuse Relique : « Dans ma famille, toutes les femmes dans cette position demandent un ruban bénit…, je puis vous donner l’adresse ».
  • Dans toute l’Europe et même aux Amériques
  • Depuis très longtemps ainsi que l’indiquait Paul Claudel, des rubans et ou médailles ayant été mis en contact avec la Relique sont adressés chaque année par Monsieur le Curé de Quintin, en fonction des demandes reçues. Il est à noter qu’à l’époque de l’existence active du « Rideau de fer » demandes et envois passaient chaque année cette frontière. La multitude d’ex-votos anciens et contemporains entourant la statue de la Vierge témoignent si besoin est de la ferveur de la dévotion à Notre-Dame de Délivrance.
  • La statue de Marie et de l’Enfant-Jésus fut aussi longtemps appelée au pays de Quintin Notre-Dame à la quenouille. Quintin ville toilière (tissage des toiles de lin) fournissait un abondant travail de filage exécuté par les jeunes filles et les femmes. A l’époque (17è et 18è siècles notamment), chaque jeune fileuse ayant filé correctement sa quenouille de lin était autorisée à apporter sa quenouille en offrande à la Vierge. Cette tradition est commémorée de nos jours lors de la fête des tisserands chaque année, le premier dimanche d’août.
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